Voici un autre article intéressant que je voulais vous partager aujourd'hui concernant les tâches (et les limites) de l'inspecteur en bâtiment. Bonne lecture !

Gracieuseté de votre courtier immobilier agréé,

Pascal Elysée

 

Les outils de l’inspection

L’inspection préachat, c’est un vrai travail de détective. Voici les principaux outils qu’utilise l’inspecteur pour grimper, sonder, tester, éclairer et même… écarter les toiles d’araignée devant lui !

Au fil des ans, les normes de pratique des associations d’inspecteurs et la jurisprudence établie par les procès où des acheteurs se sont crus lésés ont déterminé ce à quoi peut s’attendre le client d’une inspection préachat.

L’échelle est le principal outil permettant d’accéder à des endroits jugés faciles d’accès, comme les combles ou la surface d’un toit. L’inspecteur doit s’en servir dès que cela est possible en toute sécurité.

De petits outils, comme le testeur de polarité (pour les prises électriques), permettent de faire un diagnostic rapide, afin de déterminer l’état d’un composant. Pour vérifier l’aspiration d’un ventilateur de salle de bains, l’inspecteur utilise un outil très accessible : un bout de papier de toilette !

L’inspecteur a aussi la responsabilité de repérer les signes apparents de possibles vices cachés. Par exemple, un peu de moisissure en surface peut refléter un grave problème à l’intérieur d’un mur. L’inspecteur utilise alors un hygromètre ou une caméra thermique, par exemple, pour cerner l’ampleur d’une infiltration d’eau.

En inspection préachat, aucune destruction. L’inspecteur n’ouvrira pas les murs et ne soulèvera pas les planchers. S’il a de bonnes raisons de croire à la présence de vices cachés, il recommandera une expertise. C’est l’expert, avec l’accord du propriétaire, qui utilisera les outils nécessaires pour retirer des matériaux et investiguer un problème.

 

Quelques outils:
Échelle télescopique

Elle attire les « wow ! » à chaque inspection. Cette échelle du fabricant lavallois Metaltech se déploie en quelques secondes. Attention cependant aux doigts au moment de la refermer ! Elle fait 15,5 pi (4,72 m). Comme la plupart des échelles qu’utilisent les inspecteurs en préachat, elle permet d’atteindre un toit de façon sécuritaire en montant l’équivalent d’un étage à partir d’un balcon ou du sol.

 

Hygromètre

Dès que l’inspecteur découvre des signes d’humidité dans les matériaux, comme des cernes, cloques ou moisissures, il sort son détecteur d’humidité. Celui-ci, fabriqué par Flir, fonctionne en trois modes : imagerie thermique, contact en surface des matériaux et sonde avec pointes métalliques. Souvent, les matériaux sont mouillés bien au-delà des signes visibles à l’œil nu.

 

Caméra infrarouge

L’usage de caméras thermiques en inspection préachat ne fait pas l’unanimité. Il faut détenir les équipements et la formation appropriés, et il est très difficile d’offrir un diagnostic complet le temps d’une inspection préachat. Un modèle comme celui-ci, qui se greffe à un téléphone intelligent, peut servir dans des situations précises, comme l’investigation préliminaire d’infiltrations d’eau ou de problèmes d’isolation.

 

Éclairage

Au sous-sol, dans les combles et dans les moindres recoins, l’éclairage portatif est essentiel. En pleine lumière du jour, cette lampe DEL révèle les moindres imperfections sur les murs et plafonds. Elle élimine totalement l’obscurité dans un vide sanitaire ou les combles. Une lampe de poche et une lampe frontale sont toujours à portée de main, au cas où flancheraient les piles de l’une ou l’autre.

 

Appareil photo

Suspendu autour du cou, l’appareil photo suit l’inspecteur partout. Vaut mieux utiliser un modèle « sport » à l’épreuve de l’eau, des chocs, de la poussière et du froid. Tout ce qui est observé doit être documenté, problème ou pas. Au moment de rédiger son rapport, l’inspecteur passe en revue toutes ses photos. Ce faisant, il lui arrive parfois de découvrir d’autres problèmes !

 

Tournevis

Armé d’un tournevis, l’inspecteur sonde la qualité du béton, gratte les joints de mortier, soulève les plaques des puisards, dégage les toiles d’araignée devant lui. L’inspecteur n’est pas tenu de démonter quoi que ce soit en inspection préachat, mais il devrait ouvrir toute trappe ou portière qui se laisse ouvrir facilement à l’aide d’un tournevis.

 

Testeur de polarité

Simplement en branchant ce petit outil dans les prises, on en apprend beaucoup sur le réseau électrique, dont la majeure partie est cachée dans les murs et à l’intérieur de boîtiers métalliques. Le testeur de polarité révèle la présence de filage ancien sans mise à la terre, de fils inversés par erreur et de prises pour salle de bains (DDFT) défectueuses. Les électriciens du dimanche sont démasqués !

 

 

Source: André Dumont, La Presse Plus, 31 mars 2017

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